Outre la garde des enfants, la prévoyance et le patrimoine, il faut soudain décider du sort de la maison ou de l'appartement. Le livre décrit trois possibilités : louer, vendre ou laisser l'un des deux partenaires reprendre le bien. Dans la plupart des cas, la vente est la solution la plus nette.
La situation devient particulièrement délicate lorsqu'un partenaire souhaite conserver le bien. Celui qui reste veut payer le moins possible. Celui qui part veut obtenir le maximum pour sa part. Deux intérêts opposés se heurtent sur le même bien immobilier, et l'évaluation devient rapidement le point de discorde central.
Il n'est pas rare que chaque partie mandate son propre expert. Il en résulte des chiffres divergents, des contre-expertises et des discussions interminables. Plus le conflit s'éternise, plus les efforts et les coûts augmentent, alors que la séparation elle-même peine à être finalisée.
Laisser le marché déterminer le prix de vente
Dans de telles situations, il peut être judicieux de laisser le marché déterminer le prix de vente. Car, en fin de compte, ce n'est pas une expertise qui décide, mais ce qu'un véritable acheteur est réellement prêt à payer. Le livre recommande donc, en cas de souhait de reprise, une vente avec droit de préemption comme forme équitable de fixation du prix.
Bestag organise ce processus. Les trois agents immobiliers régionaux les plus adaptés sont sélectionnés dans notre base de données de transactions et s'affrontent lors d'un appel d'offres. Un contrat de bonus-malus les motive à obtenir le prix de vente le plus élevé possible.
Si l'un des partenaires souhaite reprendre le bien, il bénéficie d'un droit de préemption. Il peut l'acquérir au prix de la meilleure offre d'achat ferme émanant d'un tiers.
Le prix de vente ne repose ainsi pas sur une estimation, mais sur une offre réelle du marché. La discussion sur la valeur perd sa raison d'être, et les deux partenaires disposent d'une base équitable pour leur séparation financière. C'est précisément là tout l'enjeu : le bien immobilier ne doit pas devenir le dernier grand conflit d'une phase de vie déjà difficile.

